20 avril 2018 Spacetrain

TECHNIQUE – Et si on se passait du tube ?

Jusqu’à aujourd’hui nous vous présentions Spacetrain comme une navette montée sur coussins d’air et circulant dans un tube faiblement pressurisé. Le rôle du tube était d’améliorer la sustentation du module afin de diminuer les frottements résiduels et ainsi favoriser la vitesse de circulation. Mais nos études approfondies nous ont amené à prendre une décision fondamentale.

Techniquement, nous pouvions parfaitement associer la technologie d’un tube avec celle de notre navette. Mais nous nous sommes heurtés à des questions soulevées par la physique, l’écologie et surtout par la sécurité des passagers.

Notre équipe d’ingénieurs s’est confrontée aux lois de la physique en travaillant sur la circulation de la navette dans le tube. La vitesse du module combinée à un environnement privé d’air allait créer un effet piston difficilement gérable. Par la chaleur dégagée, l’infrastructure allait considérablement se dégrader.
Très coûteux à contourner, ce problème nous aurait éloigné de notre souhait de proposer des trajets peu onéreux.

De plus nos études ont mis en lumière la consommation énergétique démesurée engendrée par une circulation en tube. Il aurait fallut vider l’air du cylindre sur des kilomètres et doubler la puissance nécéssaire aux coussins d’air. Ce constat va à l’encontre de la volonté de Spacetrain de proposer une technologie respectueuse de l’environnement.

La sécurité avant tout!
Mais l’impact écologique et les coûts ne sont pas les principaux arguments.
« Notre préoccupation majeure reste bien-sûr le confort et la sécurité de nos futurs passagers. Nous nous sommes aperçus que le tube était un élément anxiogène et à juste titre. Des dispositifs de sécurité avaient été envisagés mais restaient à l’état de projets. Sans parler des difficultés de maintenance dans un tel environnement. De plus nous avons fait le constat que la technologie des coussins d’air pouvait permettre seule d’atteindre les vitesses escomptées, en fonction de la longueur de voie disponible. Au regard de tous ces éléments, notre choix s’est rapidement fait : nous nous passerons du tube. Bonne chance aux concurrents qui souhaitent poursuivre avec! » explique notre CEO Emeuric Gleizes.

Spacetrain circulera à l’air libre, sur un monorail en « T » inversé.
Licence : CC BY SA 4.0 – Auteur : Spacetrain

Comments (5)

  1. Gérard GALOU

    A mon humble avis la solution a l’air libre me parait de loin plus rationnelle a tout point de vue.
    Jean BERTIN avait déjà jeté les grandes bases d’un projet qui ne demande qu’a aboutir,compte tenu des évolutions technologiques qui ont vu le jour depuis 50 ans.
    La filière HYDROGENE devrait être la meilleure solution.

    Qu’en pensez-vous ?

    Souvenons-nous que nous ne sommes que des nains sur les épaules d’un GEANT.

    Gérard

    • Spacetrain

      Bonjour Gérard, vous avez raison.
      Le tube posait de réels problèmes de physique. Ils n’étaient pas insurmontables mais auraient considérablement fait exploser le coût énergétique et financier de la solution.
      Comment prétendre révolutionner la mobilité sans prendre en compte ces facteurs qui seront à l’origine de toutes les innovations à venir?

  2. Vous avez fait le bon choix.
    Vous proposerez une alternative moins rapide mais moins onéreuse en face de l’hyperloop. Bien plus de pays et de régions dans le monde pourrons se l’offrir.
    Maintenance facilité.
    Évacuation facilité, plus de peur d’être enfermé.
    Construction plus rapide, moins chère, plus aucune pompe à vide à gérer.
    Vos études irons plus vite, j’epère que vous ferez les tests plus rapidement que prévu.
    En volant à 540km/h, vous diminuez par plus d’un facteur 2 les temps de trajets en France, sans compter les trajets en point to point qui fera gagner encore plus de temps.

    Je propose de remplacer les rails des TGV par des dalles en béton en T inversé : vos voies sont déjà faite, pour rouler 2x plus vite.
    Je crois fortement en votre solution.
    Bon courage.
    Frédéric

    • En fait, l’hyperloop (du moins les sociétés qui travaillent dessus) annoncent une vitesse de 1550 Km/h en pointe, pas de croisière. Par ailleurs, dans un fluide, la modification de la densité, affecte beaucoup le nombre de Mach et 1550 Km/h c’est très proche de 1554 (à pression terrestre conventionnelle).
      Et puis, finalement, le tube n’est pas nécessaire, hormis si l’on veut voyager sous l’eau…

      Moi aussi j’y crois

  3. Pierre B

    Comme vous dites, bon courage à ceux qui veulent concevoir un transport en tube! J’espère que leurs investisseurs ont vraiment la foi chevillée au corps.

    Votre solution, on sait qu’elle est conçue sur des bases fonctionnelles. Il y a beaucoup de travail pour faire fonctionner cela avec toutes ces technologies émergentes, mais on sait que le coussin d’air sur voie béton est fonctionnel, sûr et apprécié par les passagers. On ne peut pas encore en dire autant des projets hyperloop. J’espère que vous parviendrez à rendre fonctionnels tous ces systèmes basés sur l’hydrogène ou le graphène, c’est un sacré défi.

    Votre société a le mérite de vouloir proposer au monde une alternative crédible aux projets d’hyperloop. Elle s’inscrit en plus dans la continuité de la superbe aventure de l’aérotrain, injustement avortée. Bravo!

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