5 juillet 2018 Spacetrain

ENVIRONNEMENT – Les « Cleantech » du projet Spacetrain!

A l’occasion de la participation de Spacetrain au concours Cleantech Open France, nous vous proposons de revenir sur les technologies propres qui font de notre navette un véhicule à 0 émission!

 

Le 4 juillet dernier, le projet Spacetrain se dévoilait à un public d’experts dans le cadre du concours Cleantech Open France. Le jury s’intéressait particulièrement aux technologies ayant un impact environnemental limité ou s’appuyant sur des ressources naturelles.

Notre projet trouve sa place parmi ces innovations grâce à quatre aspects distincts :

 

  • Une consommation basée sur l’hydrogène
    Utilisé comme vecteur d’énergie, nous favorisons l’hydrogène. En tant que grand favori parmi les ressources renouvelables d’avenir, son rôle est d’alimenter les systèmes électriques à bord. Dans une démarche de consommation responsable, la production d’hydrogène par électrolyse est privilégiée.
    L’énergie utilisée grâce à l’hydrogène ne rejette aucun polluant.
  • Des batteries enrichies au graphène
    L’utilisation du graphène se fait à plusieurs niveaux dans la conception de la navette.
    Les propriétés de ce matériau qui démontre une résistance exceptionnelle, s’accordent parfaitement à la fabrication des composants soumis à des températures élevées (freins, patins…).
    Mais le graphène trouve aussi sa place dans les batteries qui équipent les systèmes électriques de la navette. Ces batteries enrichies au graphène démontrent une plus longue durée de vie, un temps de chargement plus intéressant, ainsi qu’une optimisation des dépenses énergétiques.
  • La navette en sustentation sur des coussins d’air
    Grâce aux coussins d’air qui permettent au module de se maintenir en sustentation à 2 mm de son monorail, les frottements sont éliminés.
    Cela préserve les composants d’une usure prématurée et réduit fortement la quantité de particules fines générée par cette friction.
  • Une circulation en extérieur
    La première partie de notre phase de R&D nous avait amené à envisager la circulation de notre navette dans un tube privé d’air dans le but de limité davantage les frottements et d’atteindre des vitesses très élevées (comme certains de nos concurrents, on parlait alors de pointes à plus de 700km/h).
    Cependant à l’intérieur d’un tube dépressurisé, une quantité importante de chaleur s’accumule à la base de la navette (effet piston). Et refroidir plusieurs centaines de kilomètres de tube aurait considérablement fait augmenter l’impact écologique de la solution.

 

Licence : CC BY SA 4.0
Auteur : Spacetrain

Comments (3)

  1. Jean-Claude LANTEAUME

    Monsieur,

    Toutes mes félicitations pour ce Phénix de Bertin.

    Je souhaiterais connaître le nom du partenaire industriel qui participe à cette innovation.
    J’espère qu’il s’agit d’Air Liquide ou d’une de ses filiales.
    Benoît Potier, le PDG du groupe, devrait être partant pour cette belle ambition écologique.

    À vous lire avec grand intérêt.

    Jean-Claude LANTEAUME

    jc.lanteaume@free.fr

  2. Loïc Legrand

    Bonjour,
    Tout d’abord félicitations pour la reprise de ce projet en version high-tech et écologique.
    Une petite question :
    Avec une sustentation à seulement 2 mm du rail central, comment la navette va pouvoir prendre des virages, ils devront forcément être très large, cela ne limite-t-il pas les possibilités de tracés du rail ?
    Merci
    Bien cordialement
    Loïc Legrand.

    • Spacetrain

      Bonjour Loïc,

      Merci pour vos encouragements 🙂

      Pour répondre directement à votre question, sachez que les coussins d’air verticaux (enserrant le « T » inversé du monorail) démontrent une bonne flexibilité. A l’instar d’amortisseurs, il nous offent un jeu d’une dizaine de cm nous permettant d’envisager des virages. Sans cette flexibilité, il faudrait des centaines de km pour prendre une courbe, même faible.
      Nos rayons de courbure demeurent tout de même importants, puisqu’ils sont de l’ordre 5000m.

      En espérant vous avoir éclairé,

      Thomas.

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